Débat autour de la prostitution : le rôle essentiel des travailleurs sociaux

prostitueeElle est au cœur de l’actualité du moment : la prostitution, métier de l’ombre, mal connu et souvent diabolisé. Au cœur d’un projet de loi, d’abord. On vient d’apprendre qu’il sera à nouveau débattu à l’Assemblé Nationale le 12 juin prochain, dans quelques semaines, après avoir été retoqué par le Sénat. Ce dernier refuse de rétablir la pénalisation des clients et de supprimer le délit de racolage, deux propositions centrales du projet. Mais la prostitution est aussi au cœur des faits divers les plus sordides, aussi, avec le démantèlement ce mardi 19 mai 2015, d’un vaste réseau de prostitution, et l’arrestation de 30 personnes en France et en Roumanie, toutes soupçonnées d’avoir exploité de jeunes prostituées roumaines, à peine mineures, pour plus de 4 millions d’euros récoltés lors de « sex tours », ces deux dernières années.

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Don du sang et homosexualité : la polémique

6Aujourd’hui, quand on veut donner son sang, on commence par remplir une longue fiche de renseignements. Qui s’achève par cette question : « avez-vous eu des relations sexuelles entre hommes ? »… si la réponse est « oui », votre sang n’est pas accepté. Ce refus de principe, Maxime G. y a été confronté lorsqu’il était jeune étudiant en médecine. Il avait 19 ans, une homosexualité encore difficile à assumer, l’expérience l’a littéralement traumatisé : « J’étais encore beaucoup dans la culpabilité, dans un questionnement personnel, je me demandais si j’étais normal, si le choix que je faisais de ma sexualité était bien, ou mal, et de me voir dire que c’était interdit par la loi de donner mon sang parce que j’étais homosexuel, ça m’a ramené à une vision très noire et culpabilisante de mon homosexualité ».

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L’exemple du Népal : focus sur le métier d’équipier secouriste spécialisé

secouristes« Armel », « Cédric », « Thomas », « Vincent », « Annabelle », « Christian » : ils donnent leur prénom et leur nationalité aux journalistes venus les interroger. Ils ont déjà contribué à sauver des vies dans plusieurs pays. Ils ont déjà vu tellement de choses… Ce n’est pas la première fois qu’Armel vient au Népal : « Je suis déjà venu en septembre 2012, il y avait eu une grave avalanche », se souvient-il. « Mais ce que je vois aujourd’hui, cela dépasse toutes les horreurs auxquelles j’ai pu assister par le passé ». Leur métier ? Equipier secouriste, ou pompiers de l’urgence internationale, membres d’un GIS (Groupement d’Intervention Spéciale), du Groupe de Secours Catastrophe Français, ou de Secouristes sans Frontières. Ils sont professionnels ou volontaires. Tous, sont spécialisés dans les catastrophes naturelles. En ce début du mois de mai 2015, ils ont été les premiers à accourir à Katmandou, la capitale népalaise, après l’un des séismes les plus violents de l’histoire de ce pays pourtant souvent meurtri par les tremblements de la terre : 7.5 sur l’échelle de Richter. Les secousses n’ont duré que quelques secondes, mais les dégâts sont considérables. Et l’on n’en finit plus de compter les morts. « C’est une ville à la fois très fragile architecturalement et très densément peuplée, alors forcément, les dégâts matériels, donc humains, ont été immenses », explique Cédric. « Le nombre de victimes bloquées dans les décombres est incalculable, quand ce genre de catastrophe se produit dans une ville comme celle-là ».

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Sages-femmes : deux ans après le début du combat… l’amertume

bebeSur les placards de leur salle de repos, au dessus des bureaux, en fond d’écran des ordinateurs : les photos, les coupures de presse, les mails de soutien accumulés depuis deux ans. Autant de traces d’un combat qui, aujourd’hui, n’a laissé que peu de traces, hormis les gros titres de l’époque, dans les journaux. « Sage-femme, le plus beau des métiers », peut-on lire ici. Ou « Sages-femmes en grève : cigognes, mais pas pigeons ! », ailleurs. Article illustré par cette photo, où elles posent nues, derrière une banderole, pour marquer le coup. Quand on leur demande de commenter, il y a de la nostalgie, derrière le sourire. De l’amertume dans le haussement d’épaules. Et les regards sont fatigués. Lassées, elles le sont toutes. Par le sentiment d’un bras de fer stérile avec le Ministère de la Santé.

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Don d’organes : faut-il se passer du consentement des familles ?

organeCe mardi 14 avril 2015, les députés français se sont prononcés pour un amendement au projet de loi Santé de Marisol Touraine, amendement qui renforce le principe du consentement présumé au don d’organes. En clair, « qui ne dit mot consent » devient le postulat de base, après le décès d’une personne majeure. Sauf écrit du défunt de son vivant, stipulant expressément son refus à donner ses organes et enregistré en bonne et due forme au registre national des refus (mais d’autres moyens d’indiquer son désir de ne pas voir ses organes prélevés, sont à l’étude et devraient être connus d’ici 2017), alors la médecine pourra se passer du consentement des familles, qui n’auront plus leur mot à dire.

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Sida : les avancées scientifiques… et les chercheurs en recherche de budgets (partie 2)

virusLorsque le sida est apparu en France, à la fin des années 1970, on ignorait tout de cette maladie. Il faudra même attendre 1983, pour que le rétrovirus soit officiellement identifié. Ce sont des chercheurs Français de l’Institut Pasteur qui sont à l’origine de cette immense découverte, couronnée par un prix Nobel de médecine, en 2008. « Lorsque nous avons réussi à isoler le virus du sida, nous avons immédiatement eu l’espoir que nous parviendrions rapidement à vaincre l’épidémie qui faisait rage depuis 5 ans », raconte le Professeur Françoise Barré Sinoussi, directrice du laboratoire des rétrovirus depuis 1988. « Nous étions assez naïfs à l’époque, nous imaginions développer rapidement un traitement, et même un vaccin. Nous n’avions pas alors la notion de l’ampleur de l’épidémie. Depuis, les recherches ont permis d’améliorer les traitements et de travailler sur des médicaments plus puissants et mieux tolérés par le patient, mais je suis inquiète, car aujourd’hui en 2015, les gens ont l’air d’avoir tendance à oublier qu’on ne guérit toujours pas du sida, et que si on l’attrape, on devra subir des traitements lourds, à vie ».

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Sida : les jeunes et les seniors de plus en plus touchés (partie 1)

campagne sidactionChaque année, le Sidaction continue de mobiliser les médias et les Français, qui ont, en ce mois de mars 2015 encore, offert plus de 4 millions d’euros à la recherche contre le sida. Le  sida, ou Syndrome de l’immunodéficience acquise : une maladie qui touche toujours 150 000 personnes en France, et continue de contaminer entre 6 et 7000 nouveaux cas chaque année dans notre pays.

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La fronde des anti-vaccins s’accélère

vaccinationC’était une tendance de plus en plus lourde ces dernières années, c’est devenu… une lame de fond : les anti-vaccin, autrefois considérés comme rétrogrades, baba-cool, frileux ou allumés, forment aujourd’hui une communauté de gens de plus en plus vaste, de plus en plus convaincus… et parfois, convaincants. Une communauté, qui compte des médecins, des chercheurs, des scientifiques, des spécialistes de la petite enfance ou des maladies dégénératives… bref : des gens avertis sur le sujet.

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Paquets de cigarettes neutres : pour ou contre ?

tabacDans un peu plus d’un an, le 20 mai 2016… il arrivera en France, le paquet de cigarettes neutre, ça y est ! Un paquet unique, pour remplacer tous les paquets connus. Zéro marque et zéro logo, même forme, même taille, même couleur et même typo pour tout le monde… et ça fait déjà du bruit ! Entre les « pour » et les « contre », la cacophonie est à son comble. Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Fin de vie : un « sommeil profond et définitif », oui, mais pas d’euthanasie

euthanasie83 députés se sont abstenus. Et seules 34 petites voix se sont élevées contre : ce mardi 17 mars 2015, à l’Assemblée Nationale, le vote a donc été massivement positif (436 voix) en faveur de la proposition de loi des députés Alain Claeys (PS) et Jean Léonetti (UMP). Une disposition législative nouvelle, qui permettra donc à « toute personne majeure et capable de faire connaître les souhaits, relatifs à sa fin de vie, pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté », de faire le choix d’être « endormie ».

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