Dépakine : 50 000 enfants handicapés à cause de cet anti-épileptique

8Scoliose, troubles musculo-squelettiques, retards de langage, troubles du comportement… Ces souffrances sont aujourd’hui le lot commun de ceux que l’on appelle désormais « les enfants dépakine », du nom de ce médicament nocif pour le fœtus, que 14 322 femmes enceintes, selon les derniers chiffres publiés mercredi 24 août 2016 par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, ont pris pendant leur grossesse pour soigner leur épilepsie ou leurs troubles bipolaires, entre 2007 et 2014, et des milliers d’autres encore non évaluées avant elles. Des enfants qui souffrent tous des mêmes problématiques : « un langage tardif, des troubles de l’élocution, des otites séreuses à répétition, des difficultés d’insertion sociale, une inconscience face au danger, des difficultés motrices, une incontinence tardive », explique le docteur Hubert Journel, un généticien breton lanceur d’alerte, qui a accumulé plus de 400 dossiers Dépakine dans toute la France, depuis 1984. Au-delà des symptômes caractéristiques, les enfants victimes ont aussi les mêmes traits : « microcéphalie, petites fentes palpébrales, épicanthus, racine du nez large, narines antéversées, lèvre supérieure trop fine… ».

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Calais : gros plan sur ces médecins et infirmiers qui soignent les migrants de la jungle

6On parle peu d’eux, et même très peu… Pourtant, ils abattent chaque jour un travail de titan dans le camps de migrants de Calais, ces médecins qui viennent pour soigner, vacciner, écouter les milliers de migrants Syriens, Afghans, Irakiens, Soudanais, Érythréens qui vivent à Calais dans des conditions sanitaires « catastrophiques », selon le mot employé par Médecins du Monde. L’organisation humanitaire, très présente sur le terrain, part chaque semaine à la rencontre de ceux qui vivent ici, souvent après un voyage éprouvant qui a marqué leur corps et leur esprit, et encore avant cela, vécu la guerre, la torture et la peur dans leur pays d’origine.

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Pollution de l’air : des millions de morts… et des séquelles sur plusieurs générations

15Les nouvelles scientifiques publiées ces derniers jours quant aux effets de la pollution de l’air sur la santé de l’être humain, sont alarmantes : certes, on savait que les particules fines et les émissions de CO² n’étaient pas bonnes pour notre corps, mais ce que des chercheurs de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) viennent de révéler, c’est que d’après leurs études, les nanoparticules de gaz d’échappement franchiraient la barrière placentaire, chez la lapine en gestation, pour atteindre et contaminer le sang du fœtus. Des signes de retard de croissance ont ensuite été constatés chez les fœtus en question, avec des têtes plus petites, une taille atrophiée, un sang plus pauvre en nutriments… des séquelles observables sur plusieurs générations après la contamination initiale. Or, le système reproductif du lapin est le plus proche, physiologiquement, de celui de la femme. Selon l’INRA, ce qui a été observé sur les lapins « correspond tout à fait à ce qui est constaté chez l’homme ».

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Négociations avec l’Assurance Maladie : les médecins sont-ils trop gourmands ?

11Ce jeudi 21 juillet 2016 au soir, tout aurait du être réglé, et la prochaine convention quinquennale bouclée. Mais après trois journées d’âpres discussions, les syndicats de médecins ne sont pas parvenus à trouver un accord avec l’Assurance Maladie. Il leur faudra revenir encore à la table des négociations durant l’été, et ce qui devait être la dernière ligne droite ne sera donc qu’une nouvelle étape dans le protocole d’accord… les praticiens de France devront attendre quelques semaines de plus avant d’être fixés.

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Maladie de Lyme : un nouveau scandale sanitaire ?

3La responsable de cette maladie qu’on nomme encore bien peu dans le cercle médical en France, c’est une minuscule bestiole, la tique, de plus en plus fréquemment porteuse d’une bactérie, la Borrelia, qui va ensuite causer chez le malade une infection, la borreliose. Cette dernière peut se traduire par une multitude de symptômes, plus ou moins graves, et bien souvent mal détectés par les médecins qui ont encore du mal à poser un diagnostic fiable et précis… d’autant que le corps médical est divisé, en France, sur le sujet : aussi bien en termes de reconnaissance officielle de cette maladie, qu’au niveau de l’efficacité des tests de dépistage, de plus en plus décriés par des associations de malades.

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Pompidou : 9 blocs sur 24 fermés pour hygiène… l’état sanitaire des salles d’opération en question en France

5Presqu’un tiers des blocs opératoires de l’hôpital européen Georges Pompidou vont devoir fermer une semaine au moins, pour raisons d’hygiène : 9 blocs sur 24, dans lesquels des prélèvements ont mis au jour la présence d’un champignon, l’aspergillus, dont les spores sont présents dans l’air et qui s’inhale très facilement. Ce champignon peut provoquer des infections et des mycoses, et s’il est souvent assez inoffensif, il peut être plus dangereux pour les asthmatiques ou les patients atteints de mucoviscidose. « La présence de ce champignon est incompatible avec la prise en charge de patients dans les blocs concernés », a estimé le docteur Najiby Kassis-Chikhani, responsable de l’hygiène dans l’établissement, ce qui a provoqué la tenue d’une réunion de crise immédiate. Trois services des urgences de Pompidou (urgences absolues, urgences orthopédiques et urgences viscérales) ont du être fermés, et le SAMU a reçu la consigne de diriger les patients pris en charge pour ce type d’urgence vers d’autres établissements de soins.

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Groupements Hospitaliers de Territoires : on y est !

1GHT, ou Groupements Hospitaliers de Territoires : nous y voilà. Depuis le 1er juillet 2016, chaque hôpital doit impérativement faire parti de l’un des 135 GHT constitués sur l’ensemble du territoire français. L’objectif de cette réforme de Marisol Touraine, effective depuis une petite semaine ? Favoriser une activité « collaborative », c’est-à-dire un travail en réseau des 85O hôpitaux français, pour permettre aux usagers un meilleur accès aux soins, en France (voir notre article précédent sur l’aggravation de la pénurie de soins dans certaines zones de l’Hexagone).

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Carte de France de l’accès aux soins : où sont passés les médecins ?

8L’UFC Que Choisir vient de publier sa dernière carte de France de l’accès aux soins… et en 4 ans, la situation s’est dégradée pour plus de 30 millions de Français, quasiment un sur deux, c’est énorme ! Pour tous ceux là, il n’y a tout simplement plus de médecin à moins de trente minutes de chez eux, tandis que les délais pour obtenir un rendez-vous ne cessent de s’allonger, face à cette pénurie de soignants. Alors, le désert médical est-il en train de s’étendre en France, où sont passés les médecins, quelles solutions face à cette carence de soins qui s’aggrave d’année en année ?

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SOS Médecins a 50 ans

2Le 24 juin 1966, le docteur Marcel Lascar, médecin généraliste à Paris, crée SOS Médecins pour répondre à la demande des patients la nuit, et les week ends, lorsque les cabinets de villes sont fermés. Aujourd’hui, un demi siècle plus tard jour pour jour, SOS Médecins est devenu une institution dans l’Hexagone. Et avec la pénurie galopante de médecins généralistes, cette association nationale qui regroupe une soixantaine d’entités locales, assure désormais un service en continu, jour et nuit. La spécificité de SOS Médecins : des visites à domiciles. Spécialistes en médecine générale, mais rodés à l’urgence, les médecins qui s’y sont engagés disent unanimement répondre à une même vocation : « aller à la rencontre des patients chez eux, à toute heure du jour et de la nuit, dès qu’ils en ont besoin. Le Docteur Lascar a créé cette structure le jour où un patient est mort d’une crise cardiaque, faute d’avoir réussi à joindre son docteur un samedi après-midi. Cela a été l’élément déclencheur de toute l’histoire », rappelle Serge Smadja, secrétaire général de SOS médecins France. Au total, ils sont 1100 médecins à avoir choisi cette voie, qui attire de plus en plus, alors que par ailleurs, le nombre global de cabinets en France diminue. Le plus âgé des médecins de SOS a 72 ans, mais le métier attire de plus en plus les jeunes diplômés. Chaque année, SOS Médecins recrute, et augmente ses effectifs de 2%, dont un tiers de femmes.

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