Archives du mot-clef scandale sanitaire

Uvesterol D : les médicaments pour enfants qui ont fait polémique ces 10 dernières années

1-uvesterol-dEn ce début janvier 2017, c’est l’Uvesterol D qui fait la une des médias : depuis le 8 janvier 2017, le médicament n’est plus disponible, il a été retiré du marché sur décision de l’Agence du médicament, l’ANSM, après la mort par arrêt cardio-respiratoire d’un nourrisson de 10 jours, survenue le 21 décembre 2016. L’Uvesterol D est un médicament qui traite les carences en vitamine D, mais il est utilisé chez quasiment tous les enfants en bas âge, et prescrit par presque 100% des pédiatres et des médecins, pour prévenir ces carences.

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Médiator : des victimes victorieuses… Mais financièrement flouées

9Il est assis à la table d’un petit bistrot de quartier. Il tremble d’impatience. Son téléphone sonne… C’est son avocat. Au bout de quelques secondes, Michel se lève, fébrile, les yeux écarquillés : il vient d’apprendre la décision du tribunal de Nanterre : les juges ont estimé que les laboratoires Servier ne pouvaient pas ignorer les risques du Médiator… Le tribunal de Nanterre est très clair. Pour la première fois, la justice reconnait la responsabilité civile du fabriquant, c’est une première victoire, 8 ans après la révélation du scandale ! Mais Michel ne savoure pas cette victoire, car son avocat lui indique aussi que les indemnisations attribuées aux victimes sont dérisoires, au regard de leur handicap…. Un goût amer dans la bouche, Michel raconte : « J’ai 72 ans, après 6 années de prise du médiator, j’ai été opéré du cœur, je porte une prothèse cardiaque à vie. Je demandais 847 000 euros, le tribunal m’en accorde 27 000 ». Il se met à pleurer, sa voix chevrote douloureusement. « On a détruit ma vie. C’est ça, le prix de ma vie ? Ils m’ont empoisonné, ils m’ont détruit, ils ont détruit ma famille ! »

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Prothèses PIP : comment a-t-on pu en arriver là ?

Jean-Claude-Mas10 décembre 2013 : Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP (Poly Implant Prothèse), implantée dans le Var, est condamné à 4 ans de prison ferme. Pendant des années, il a vendu des implants mammaires frauduleux, portés par près de 30 000 femmes en France. Remplis de gel de silicone irritant et destiné à un usage non médical, ces implants étaient beaucoup moins chers mais très dangereux en cas de rupture. Deux porteuses sont d’ailleurs mortes d’un cancer, avant le procès. L’entreprise allemande TÜV, chargée de contrôler et de certifier la fabrication des prothèses PIP a, elle aussi, été jugée « responsable » du scandale. Enfin, selon certaines sources, l’Agence de Sécurité du Médicament aurait à son tour tardé à réagir aux signalements de patientes victimes de rupture de prothèses.

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