Agnès Buzyn : une rentrée sur les chapeaux de roues pour la ministre de la Santé

Depuis le 1er janvier 2018, on n’entend, on ne voit qu’elle dans les médias : Agnès Buzyn est celle du gouvernement qui fait le plus parler d’elle en ce début d’année. D’abord, sur le front de la vaccination. Alors que désormais, 11 vaccins sont obligatoires pour les nouveaux nés (au lieu de 3), la doctoresse-ministre part en campagne contre « la désinformation et la théorie du complot ». Les Français sont de plus en plus sceptiques sur les injections subies par leurs enfants ? Madame la ministre ne s’en laisse pas conter, n’essaie de brosser personne dans le sens du poil, et rappelle l’importance de la vaccination dans les progrès de la science et de l’humanité en matière d’espérance de vie, ainsi que le principe de la responsabilité de chacun pour une vie en collectif sans risque. Elle est courageuse, déterminée, plaît ou déplaît mais ne laisse personne indifférent.

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Noël : les jeux virtuels sont-ils dangereux pour la santé ?

Il en existe de plus en plus, et ils font fureur chez les enfants, qui en ont parsemé leurs lettres de vœux au Père Noël : les jouets robotisés programmables, ou à construire, peuvent prendre la forme d’un robot, d’une peluche, d’un mécano… Son ancêtre ? Le jouet à télécommande… sauf que ce jouet là, que l’on appelle le « coding », prend ses instructions directement de l’enfant : aller à droite, à gauche, mais aussi s’activer au réveil, et même obéir à des ordres donnés à distance par téléphone portable…. Ils existent à partir de 6 ans, et possèdent des avantages, bien sûr, comme la stimulation de la créativité.

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Burn out, détresse professionnelle : un observatoire de la souffrance au travail pour les soignants

Cela fait des années qu’ils expriment, dans la rue ou les médias, mais aussi par leurs actes et leurs absences (le taux de suicide et de burn out des personnels médicaux a explosé depuis dix ans), leur malaise au travail : les soignants en France vont mal, de plus en plus mal, pour des raisons multiples mais dont on connaît par cœur les deux ou trois principales : la réduction des budgets et des effectifs, des conditions de travail dégradées en conséquence, et pourtant, un immense sentiment d’incompréhension et un manque cruel de reconnaissance de la part de leurs hiérarchies, de leurs tutelles et de leur ministère.

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La médecine de guerre de nouveau enseignée dans les universités françaises

C’est une guerre particulière : celle contre le terrorisme. Depuis les attentats de Charlie Hebdo, puis de Paris et Saint-Denis, en janvier et novembre 2015, les techniques de secourisme des médecins soldats sont de nouveau enseignées aux  futurs professionnels de santé. Tout un symbole… Militaires et praticiens à la fois, les formateurs viennent dans les facultés de médecine pour transmettre leur expertise en matière d’attaques terroristes. Objectif : savoir faire face à un Plan Orsec-Novi (Nombreuses Victimes), réagir de manière appropriée, connaître les  techniques de soins à appliquer en urgence pour secourir un maximum de blessés avec la meilleure efficacité possible ; savoir, aussi, comment se prémunir psychologiquement pour éviter le stress post traumatique, et pouvoir ainsi agir avec sang froid.

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Un protocole médical unique pour les victimes des attentats du 13/11/15

Ses souvenirs la hantent. Elle est mère de famille, avec sa fille elles ont passé une demi-heure dans la salle du Bataclan, le 13 novembre 2015, après l’entrée des terroristes et le début de la fusillade. Dans son esprit, ces trente minutes là sont pour toujours associées à un danger, au chaos, à ce qu’elle a ressenti comme la fin du monde, la mort imminente. Elle a 48 ans, elle ne veut pas qu’on donne son prénom, elle a trop souffert. « Mes souvenirs sont trop violents, je n’ai pas pu continuer à vivre comme avant, cela ne reviendra jamais. Le Bataclan c’est mon cauchemar perpétuel. Il resurgit au moindre bruit, de nuit comme de jour, et dans ces cas là je m’enfonce dans une peur panique, qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qui va m’arriver… et je bascule dans un autre monde, celui de mes phobies. Des claquements secs, des travaux, des klaxons dans un embouteillage me font sursauter et déclenchent ça. Je vis dans une angoisse permanente. J’ai réchappé d’une tuerie qui a fait 90 morts, je n’ose plus sortir, j’ai du quitter mon travail. J’ai sans arrêt des images sanglantes, morbides dans la tête ». Elle souffre de maux de tête, de ventre, de palpitations, de sueur, d’envies brutales de pleurer, elle fait des cauchemars, des insomnies.

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Les médecins soulagés : le tiers payant ne sera pas généralisé en 2018

Allez voir n’importe quel médecin généraliste et demandez lui son avis : c’est le mot « soulagement », qui revient toujours ! Après des années de protestation, de manifestation, de grève implicite à la carte vitale, et aussi, des années d’inquiétude à se demander comment ils allaient faire, c’est la bonne nouvelle de l’automne et un indéniable point positif à porter au crédit du nouveau gouvernement : la généralisation du tiers payant, projet phare du quinquennat Hollande et fer de lance de Marisol Touraine pendant tout son ministère, est donc supprimée. Le projet de budget pour la sécurité sociale en 2018 a été adopté dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017, sans cette mesure. C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, d’ailleurs, qui avait tout de suite promis qu’il reviendrait sur cette obligation.

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Ras le bol dans la Fonction Publique Hospitalière : paroles d’agents

« Nos conditions de travail sont déplorables, on a une direction qui ne nous entend pas et les personnels en ont marre… alors je suis désolé, mais on vous prend un peu en otage… ». Cette phrase, entendue des dizaines de fois lors de la grande manifestation de la fonction publique cette semaine, résume en quelques mots l’état d’esprit des soignants qui travaillent à l’hôpital. Des années maintenant, que la situation à l’hôpital se dégrade, et des alertes qui semblent résonner dans le vide : médecins, infirmiers, aides soignants, sages femmes se sentent pris en otage entre leur vocation d’assistance à autrui, et des pouvoirs publics et des directions qui font la sourde oreille, obsédés par la réduction des déficits et le retour à l’équilibre.

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La sécurité sociale vers un retour à l’équilibre ?

Le déficit de la sécurité sociale, celui que l’on a si longtemps surnommé le « trou de la sécu », revient de loin… après avoir atteint des profondeurs abyssales au début des années 2000, il s’est très progressivement résorbé. Jusqu’à atteindre 5 milliards d’euros cette année. Alors l’objectif du gouvernement pour 2018, c’est de continuer à réduire la zone « rouge » pour repasser dans le vert… et de viser « seulement » les 2 milliards d’euros de déficit. Comment les pouvoirs publics comptent-ils y arriver ? Bercy, Matignon et le Ministère de la Santé ont cogité sur différentes solutions. Lors de la présentation du projet de budget pour l’année prochaine, en ce qui concerne la santé des Français, Agnès Buzyn, qui a succédé à Marisol Touraine, et Gérald Darmanin pour les comptes publics, ont mis sur la table les options retenues.

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Ouragan Irma : les soignants et les secouristes à pied d’œuvre

On s’attendait à ce que l’ouragan Irma fasse des dégâts… Mais l’état des îles Saint-Martin et Saint-Barthélemy frôle l’apocalypse : les dégâts matériels sont immenses, les blessés nombreux, toutes les infrastructures sont dévastées et les centres hospitaliers eux-mêmes ne sont pas en mesure, à ce jour, d’accueillir des patients. Les blocs opératoires, notamment, sont hors d’état. Il faut donc évacuer les patients dans un état préoccupant, en attendant la construction d’un hôpital de campagne pour ceux qui restent sur place. Pour autant, les soignants s’activent malgré tout afin de s’occuper des blessés les moins graves… « Nous n’avons pas dormi depuis que l’ouragan est parti en laissant nos îles dans un état de désolation absolue », témoigne Jérôme Perrin, chargé de mission à la protection civile sur Saint-Martin. « Le fait que nous devions intervenir sur des îles est particulier, mais aussi le fait que tout ces territoires soient concernés par la destruction, dans leur entièreté ».

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Terrorisme : les services psychiatriques doivent-il signaler leurs patients radicalisés ?

Marseille, le 21 août 2017 : un automobiliste fonce sur un abribus et tue un piéton, en blesse un autre : il était suivi en hôpital psychiatrique. Paris, le 5 août 2017 : un autre homme menace de poignarder des militaires… il se revendique de Daech ; il était lui aussi hospitalisé en unité psychiatrique. Mohamed Lahouaiej Bouhlel, le terroriste des attentats de Nice le 14 juillet 2016, était « instable et violent », selon ses proches, ses médecins, ses avocats. On peut encore citer l’exemple de David Ali Sonboly qui, il y a un an, tuait 9 personnes à Munich. Selon la police allemande, il souffrait lui aussi de « troubles psychiatriques ». Plusieurs cas, derrière lesquels se cache une même question : malgré le secret médical, faut-il demander aux psychiatres et aux personnels des unités de soin mental de signaler à la police leurs patients manifestement radicalisés ?

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