Qui sera le ministre de la santé d’Emmanuel Macron ?

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Ce ne sera peut-être aucun de ceux là, mais voici quelques favoris :

 

Richard Ferrand :

 

Il se murmure qu’il pourrait être à Matignon, mais s’il ne décroche pas le poste de premier ministre, Richard Ferrand pourrait lui aussi être crédible au ministère de la santé.  Premier député du parti socialiste à avoir rallié le mouvement En Marche, Richard Ferrand a 54 ans, il est député du Finistère depuis 2012 mais depuis plusieurs années auparavant, il est engagé dans la lutte pour le maintien de petites structures hospitalières dans les déserts médicaux. A Carhaix, dans sa circonscription, il s’est battu pour organiser la fusion avec le CHU de Brest de manière à ce que Carhaix puisse garder son unité de proximité d’accueil, d’orientation et de traitement des urgences, mais aussi son SMUR (service d’Urgence et Réanimation) et certaines activités de soins comme la gynécologie et l’obstétrique. A l’Assemblée Nationale, il siège à la commission des Affaires Sociales et s’est spécialisé dans la protection sociale. En octobre 2014, auprès du nouveau président de la République qui n’était alors que ministre de l’économie, il a travaillé sur la réforme des professions réglementées du droit et de la santé : il connaît sur le bout des doigts la problématique du maillage territorial pour les acteurs du médical, mais aussi la nécessité de les aider à ses développer de manière indépendante pour un meilleur accès de tous aux soins. Richard Ferrand est le premier parlementaire à avoir rejoint Emmanuel Macron à la création de son mouvement, En Marche.

 

Olivier Véran :

 

Médecin hospitalier au CHU de Grenoble, il est le favori pour occuper le ministère de la Santé et succéder à la très controversée Marisol Touraine. Olivier Véran coche toutes les cases pour occuper l’avenue Duquesne à Paris : lui-même professionnel de santé, neurologue, il est aussi diplômé de Sciences Po en économie et politique de santé. Il a été porte-parole de l’intersyndicale nationale des internes des hôpitaux, puis il a présidé le syndicat des assistants des hôpitaux, à Grenoble. Il a également été député de 2012 à 2015 et fut l’un des rapporteurs de la loi santé. Il a par ailleurs rempli plusieurs missions auprès de Marisol Touraine, notamment un rapport sur le financement des hôpitaux. C’est lui, enfin, qui a travaillé sur tout le volet santé du programme d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, tout en continuant à exercer au CHU de Grenoble.

 

Jean-Jacques Mourad :

 

51 ans, cardiologue, il a aussi largement conseillé Emmanuel Macron pour son programme en matière de santé. Il a démissionné de l’équipe du candidat parce qu’on lui reprochait une trop grande proximité avec les laboratoires Servier. Ce qui en fait l’un des plus fins connaisseurs du monde des laboratoires et de la pharmaceutique, un atout non négligeable. On lui a beaucoup reproché de ne pas avoir indiqué d’emblée ses liens avec le groupe Servier. Les faits sont désormais connus, mais la polémique pourrait lui coûter le poste. Malgré cela, il possède de vraies qualité pour le ministère de la santé : spécialiste en médecine interne, expert pour l’hypertension, praticien à Bobigny, il a orienté Emmanuel Macron sur des idées fortes de son programme comme la prise en charge à 100% des affections de longue durée, le soutien économique aux pharmacies en difficulté, le renforcement de la sécurité sanitaire autour du médicament.

 

Jérôme Salomon :

 

Ancien membre lui aussi du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, proche avant cela de Bernard Kouchner lorsqu’il était ministre de la Santé, le professeur Salomon a aussi travaillé avec Didier Tabuteau, le premier directeur de l’Agence du médicament à sa création, en 1993, et jusqu’en 1997. On lui reproche, comme à Jean-Jacques Mourad sa proximité avec Servier, d’avoir été à ces fonctions clé en pleine affaire du Médiator. Mais Jérôme Salomon a des atouts dans sa manche : à 48 ans, il a un CV long comme le bras en matière de problématiques de santé : professeur des universités, il tient une chaire Hygiène et Sécurité, au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris. Il travaille aussi pour le laboratoire de Modélisation et Surveillance des Risques pour la Sécurité Sanitaire (MSRSS). Spécialiste en risques épidémiques et biologiques, en gestion de crises, en  en biologie des populations, et aussi en écologie, il a fait sa thèse en épidémiologie clinique. Il est également diplômé du cours «Pharmaco épidémiologie et risque infectieux» de l’école pasteurienne d’infectiologie, diplômé en pathologie infectieuse et tropicale et titulaire d’un DEA sur les « Systèmes de soins hospitaliers », d’un DES en Santé Publique. Il a été directeur des projets internationaux pour l’Institut Pasteur, à Paris, professeur associé au Conservatoire National des Arts et Métiers, médecin des Hôpitaux (AP-HP), spécialiste de Santé Publique et de maladies infectieuses, membre du Comité national de lutte contre la grippe. Côté militant, il a également été président du Syndicat National des spécialistes de Santé Publique (SNSP) de 2007 à 2010.

 

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