Etre « passeur » dans une unité de soins palliatifs… Témoignage.

24 commentaires

serviceElle s’appelle Sabrina. Elle vient de fêter ses 40 ans. Elle n’a jamais eu d’enfants, un choix : « Je n’en veux pas. Ma notion de la vie et de la mort était trop différente, après 20 ans de travail dans un service de soins palliatifs. Mes enfants, ce sont mes patients. C’est à eux que je veux me consacrer. » A tel point que Sabrina travaille exclusivement de nuit, le plus difficile. Sabrina est ce qu’on appelle un « passeur » : infirmière, elle fait partie de ces équipes qui aident les mourants atteints d’un mal incurable à « passer » dans l’autre monde, ou à « passer » l’arme à gauche, pour ceux qui ne croient pas à un au-delà. Le métier de Sabrina, c’est d’aider les gens à mourir.

infirmiereEn ce jour de Toussaint où nous l’avons rencontrée, Sabrina a accepté de témoigner, parce qu’elle veut « que le regard des autres sur la mort évolue. La mort, ce n’est pas forcément quelque chose de glauque. De sale, ou dégoûtant. Bien sûr que c’est triste, la mort, voir partir ceux qu’on aime. Mais si elle est bien accompagnée, bien préparée, la mort peut être précédée de moments lumineux. Où on se dit les choses, enfin. Où on se dit qu’on s’aime. Où on vit intensément les derniers moments. ». Sabrina travaille dans un très grand hôpital parisien. Dans son service, aux soins palliatifs, séjournent environ 500 patients chaque année.

aide_patient« Nous accueillons essentiellement des malades atteints du cancer, du sida ou de maladies neurologiques en phase terminale », explique Sabrina. « Ici, on vient finir sa vie. C’est comme ça que nous expliquons les choses aux personnes qui nous arrivent. Qu’elles sont là pour vivre, pas pour mourir. Vivre ce qu’il leur reste à vivre. Mais vivre. » Attention, Sabrina insiste : cela ne veut pas dire que l’équipe médicale se voile la face, ou ment aux patients. C’est juste une philosophie, quelque chose que l’on doit intégrer en arrivant dans ce type de service : « au début, c’est très difficile, quand on sort de plusieurs années d’études pour devenir médecin ou infirmière, d’accepter l’idée que ceux là, on ne les soignera pas. C’est quand même notre vocation, de soigner, de sauver la vie des gens. Alors accepter de venir travailler en soins palliatifs, c’est renoncer à cette idée essentielle qui nous a motivés dès le départ et pendant toute notre carrière. C’est comprendre qu’il faut renoncer à soigner pour mieux aider à vivre les derniers moments, dans les meilleures conditions possibles. » 

soutien« On a des traitements pour les soulager. Mais il n’y a pas que la morphine qui soulage. Il y a aussi le câlin bisou. Ce que j’appelle le câlin bisou, c’est de l’écoute, beaucoup d’écoute. C’est aussi du toucher. C’est savoir toucher les patients. C’est une chose que j’ai apprises, c’est que même les corps les plus dégradés, les plus abîmés  je ne dois pas les voir comme quelque chose qui me gêne. » Le déclic, a eu lieu quand Sabrina travaillait en maison de retraite. Elle ne supporte plus, très vite, de voir les personnes âgées partir à l’hôpital pour y mourir. Elle culpabilise. Alors elle décide d’y aller, elle aussi. Après une formation, elle fait le choix de consacrer sa vie à ces patients incurables. Son objectif : les accompagner correctement, en les soulageant au maximum, et dans la dignité. Quand on n’est plus guérissable, on peut quand même être quelqu’un et faire des projets. « Le plus difficile, pour moi, c’est quand je dois laisser partir un patient qui n’a pas fait la paix. »

Sabrina a le sentiment que les équipes de soignants en palliatifs, sont plutôt bien  suivies : « On a des groupes de parole, de débriefing, où on peut parler de choses qui ont été trop difficiles pour nous par rapport à la prise en charge d’un patient. Ce n’est pas parce qu’on est en palliatifs qu’on est graves tout le temps. On a besoin d’exploser de temps en temps aussi, de chahuter et de rire, parce qu’on s’attache aux personnes et c’est douloureux. Souvent de l’extérieur, on nous dit « comment peux-tu faire ce métier ? »  On peut le faire, à condition de savoir se préserver. »

aide

C’est pourquoi la sélection est rigoureuse, dans les unités de soins palliatifs. Il ne suffit pas de vouloir y travailler pour le pouvoir. « Ici, on recrute des gens qui ont envie d’expériences différentes par rapport à ce qu’ils ont pu connaître dans le secteur hospitalier classique », reprend Sabrina. « Des soignants qui recherchent une relation différente avec le patient, et aussi entre collègues du corps médical. Pas de hiérarchie pyramidale, par exemple, mais des équipes soudées, en interaction permanente, ouvertes au dialogue. La parole de chacun a le même poids. Toutes les décisions thérapeutiques sont prises ensemble, en accord entre nous, et en accord avec le patient et sa famille. » 

Les soins palliatifs demandent beaucoup d’énergie et une implication personnelle forte. « On recrutera aussi en priorité quelqu’un d’équilibré dans sa vie personnelle, dont on sait qu’il est bien entouré, qu’il a une vie sociale en dehors du travail, sinon on sait qu’il ne tiendra pas le coup », raconte Sabrina. « C’est un métier où il faut à la fois donner beaucoup de soi même, tout en étant conscient de ses propres limites. Quelqu’un qui porte tout sur ses épaules, mais qui ne prend pas le temps de se ressourcer à l’extérieur, n’aura que la souffrance pour horizon. Cela peut mal finir. » 

soinCar être passeur, c’est extrêmement enrichissant. Un métier où l’on donne beaucoup, et où l’on reçoit beaucoup. « Je suis toujours très émue lorsqu’un malade me confie, avant de mourir, des choses qu’il n’a jamais osé dire à ses propres parents, à ses propres enfants », sourit Sabrina. « Travailler là où je travaille, c’est forcément croiser des situations d’une intensité dramatique rare, auxquelles il faut être préparé. C’est donc difficile de trouver la bonne distance. On est parfois tenté de fusionner avec le patient, tellement on est touché par son histoire, son vécu, ses émotions. Mais il faut absolument s’en garder, se préserver. Et en même temps, on ne peut pas aborder le malade avec le même détachement que dans des services plus classiques, où on sait que la personne s’en sortira, finira par rentrer chez elle et reprendre sa vie. On sait qu’ici, avec nous, ils sont dans leur dernière ligne droite. Alors on prend soin d’eux autant qu’on peut. Tout en faisant attention de ne pas les laisser exagérément s’attacher à nous. Ils auront déjà à gérer la séparation d’avec leurs proches, il ne faut pas en rajouter. » 

patientEn fait, c’est cette relation là au malade qui a poussé Sabrina dans cette voie. Au début, elle s’est retrouvée dans ce service par erreur, un stage à la place d’un autre, au dernier moment. Et finalement, elle n’a plus jamais voulu en partir. « Bien sur, c’est comme ailleurs, nous avons les mêmes problèmes chroniques et terribles de manque de personnel, de restrictions budgétaires, de locaux souvent inadaptés et de matériel manquant… », sourit-elle. « Mais ce que nous avons que les autres n’ont pas c’est cette profondeur dans la relation au patient. Nous ne sommes plus là pour lui apporter des soins curatifs, uniquement pour le soulager, de la douleur ou de l’inconfort. Nous sommes aussi présents à un moment où les gens font le point sur leur vie, leurs ressentis, où ils font le point sur leur corps ou leur personnalité. Nous les aidons à faire un chemin de deuil et d’acceptation de leur état. Ils nous offrent une confiance qu’aucun autre patient n’offrira jamais à un soignant. C’est en cela que la mort peut être belle. C’est cela, que je voulais expliquer en témoignant. »

 

24 réflexions au sujet de « Etre « passeur » dans une unité de soins palliatifs… Témoignage. »

  1. Françoise

    Bravo ! Etant moi même une ancienne directrice d’EHPAD, je sais de quoi vous parlez et je partage à 100% votre approche. Je souhaite monter un projet d’intervention bénévole en soins pallia pour des accompagnements complémentaires (je suis aussi musicothérapeute). Pourrions nous en parler ensemble ?

    Répondre
    1. Cécile

      Bonjour,
      Jeune psychologue clinicienne en recherche d’emploi et très investie, je cherche à me former en musicothérapie et suis tout à fait intéressée par votre projet, si vous avez besoin de psychologues n’hésitez pas !
      Cécile (paris)

      Répondre
  2. DUCLOS-DEZELLUS Marie-Odile

    Moi aussi, j’aimerais « accompagner » des personnes en fin de vie. Je suis Assistante Sociale à la Retraite et j’ai travaillé plusieurs années dans un centre hospitalier.

    J’ai contacté, récemment, une Association à Caen afin de concrétiser mon projet.
    Hélas, il y a peu de temps, j’ai perdu mon papa…
    Il faut que je fasse mon deuil avant de me lancer dans cette « nouvelle aventure ».
    Il va donc me falloir un peu de temps…
    Mais je ne compte pas renoncer à mon projet.

    Bravo aux personnes qui s’occupent de ces patients.

    M.O. D.

    Répondre
    1. DJOUADOU

      J’ai lu attentivement l’article sur le site, et serais vraiment intéressée étant assistante sociale au chomage pour travailler auprès de patients hospitalisés en soins palliatifs, si vous avez des contacts sur Paris.

      Répondre
  3. Toutine

    Bonjour,
    J’ai perdu ma petite soeur atteinte d’un cancer utérin. Elle est restée hospitalisée(en région parisienne) aux soins palliatifs 2mois avant de nous quitter. Au début elle était bien consciente, réclamait des prélévements pour le dosage des marqueurs tumoraux et des échos pour connaître l’évolution de son cancer car elle venait de se mettre en sub-occlusion. Les médecins refusaient sous prétexte que cela ne servirait à rien. Que fait-on des droits des patients?
    Quand la nourriture ne passait plus, les médecins étaient contre l’alimentation parentérale sous prétexte que les cellules cancéreuses se nourissaient des apports nutritionnels qui auraient accélérer le processus.
    Pour la douleur elle était bien soulagée par la morphine, benzo et anti-dépresseurs. Elle était choutée mais il fallait faire un choix.
    L’équipe soignante assurait une assez bonne prise en charge. La veille de son décès j’avais quittée les soins palliatifs à 23h. Le lendemain matin à 5h45, l’infirmière de nuit m’appelle pour m’annoncer que ma soeur était partie à 5h30 ,sereine,sans souffrir et qu’elle l’avait accompagnée durant une bonne heure.
    J’étais la personne de confiance et avais souhaitée être appelée avant que ma soeur s’en aille afin de l’accompagner par la main, j’habite à 10mn de l’hôpital, je n’ai pas été contactée, mon choix n’a pas été respecté.
    Désolée pour ce coup de gueule. Je suis entrain de faire le deuil de ma soeur et porte encore cette culpabilté.
    Néanmoins en tant qu’infirmière je salue le courage du personnel soignant des soins paliiatifs, cancéro…

    Répondre
  4. FAURIE Alain

    Je suis en dernière année de formation en ostéopathie.
    Je réalise des traitements sur des personnes en soins thérapeutiques lourds et
    ai pu me rendre compte du retentissement sur leur organisme.
    J’envisage de créer un cabinet spécialisé dans l’accompagnement
    en soins palliatifs car beaucoup choses sont à faire dans cette direction.
    Merci à toutes les personnes qui s’occupent de ces patients.
    AF

    Répondre
    1. Cécile

      Bonjour,
      Jeune psychologue clinicienne en recherche d’emploi et très investie, je suis tout à fait intéressée par votre projet, si vous avez besoin de psychologues n’hésitez pas !
      Cécile (paris)

      Répondre
  5. mendez joelle

    bonjour,
    votre article est bien le reflet de la délicate mission que nous avons auprès des patients en soins palliatifs mais en tant qu’infirmière avec 35ans de pratique ,hospitalière ,et privée auprès de personnes handicapées physiques et mentales je suis vraiment étonnée e lire ‘les patients sont mes enfants que je n’ai pas voulu avoir’…..
    Notre pratique ne peut être efficace et moins dommageable pour tous que si l’on parvient à ne pas mélanger notre vie privée et notre vie professionnelle ….
    pas simple ,je suis la 1ere a l’avoir vécue mais les réunions d’analyse de la pratique dont je n’ai jamais bénéficié malheureusement aident je pense a faire cette séparation de nos 2 vies …
    ceci est un point de vue personnel mais il est tellement nécessaire de se protéger des choses si difficiles que nous vivons sur le terrain .
    amicalement
    joelle

    Répondre
  6. louveau annabelle

    J’apprécie votre témoignage. Cela me rassure, il y encore du personel médical humain !!! Je suis diplômée infirmière depuis décembre 2012. Durant certains de mes stages, j’ai été énormément déçue par certains professionnels et cela m’a éloigné du métier d’infirmière. J’ai exercé pendant 8 mois dans un FAM (Foyer d’Accueil Médicalisé) auprès de personnes ayant un handicap mental, j’ai adoré! Cette structure, l’ensemble des professionnels médicaux et sociaux ainsi que les résidents m’ont réconciliée avec ce métier. Mais étant sur un remplacement de congé maternité, mon cdd a pris fin en septembre 2013. Je recherche donc une structure où je serais épanouie dans mon métier d’infirmière. Et votre témoignage ainsi que la structure où vous travaillez m’intéresse. Savez-vous où puis-je trouver une structure où il y a des « passeurs » dans le 77 ? Je suis débutante, donc j’ai encore beaucoup de chose à apprendre, niveau technique également !! Mais j’ai envie de progresser et surtout j’ai envie de vivre cette relation que vous décrivez avec vos patients !! J’ai toujours privilégié le soin relationnel aux soins techniques !! …

    Répondre
  7. SISTA ROSA

    J’ai lu attentivement votre témoignage, je suis auxiliaire de vie et, je suis souvent confronté à la fin de vie. Votre récit est très émouvant. Vous avez raison se sont nos enfants contrairement à vous j’ai un fils et une petite mais,je me donne à 200% aux patients(es) en fin de vie ou non. J’aimerais faire partie d’une des équipes de soins palliatifs de ma région mais ça n’existe pas encore pour les soins à domicile. Je vous souhaite beaucoup de bonheur pour les années avenir.Nous avons besoin de personne comme vous.

    Répondre
  8. pene

    La vieillesse, la mort frappe à toutes les portes à moins de partir avant qu’on soit n importe qui restons humains. La présence sans rien dire, le toucher, le regard est une manière d’accompagner une personne en fin de vie. Une minute d’attention … C’est extraordinaire de donner et recevoir l’empathie d’une personne je suis d’accord avec ma collègue.

    Répondre
  9. coco

    Bonjour

    Pour avoir travaillé plus de 3ans en centre de soins palliatifs (Gardanne );je sais se que l’on ressent ;

    J’ai énormément aimé cette expérience ; sacré leçon de vie !! et de beaux sourires me reviennent en mémoire ;quand je pense a « eux »;

    Bravo ,bon courage ;

    Maria

    Répondre
  10. Emmanuelle

    Je suis Aide-soignante depuis 12 ans en Soins Palliatifs,il est vrai que nous vivons des moments très forts avec certains Patients en fin de vie mais le manque de personnel,le manque de moyens font que les prise en charge de ces patients sont quand meme relativement difficiles…Nous,Soignants ne sommes pas du tout accompagnés psychologiquement,livrés à nous meme bien souvent.Je pense que cela vient de l’établissement ou j’exerce car les soins Palliatifs ne devraient pas etre comme ca,je vois + d’accompagnements difficiles que de « beaux » accompagnements…

    Répondre
  11. Eliane

    Votre approche de la fin de vie est une belle leçon pour bien des soignants
    Pourquoi ne parvient on pas à augmenter ce style de service ;tant pour les patients que pour les personnels
    J’ai fait des années de réanimation pédiatrique et ai eu l’occasion d’accompagner des enfants et leurs familles ,ce n’était pas comme en soins palliatifs car souvent il y avait avant l’urgence ,l’espoir juste avant ,au même endroit avec les même personnes mais dans ce métier on se doit d’être proche et présent pour la vie comme pour la fin de vie
    Vote article est un message d’espoir et aide à dédram
    atiser la fin de vie que l’on souhaite sereine pour tous

    Répondre
  12. villet

    Jai accompagnée ma mère jusqu’à son dernier souffle durant 10 jours, elle est partie sereine, si je l’ai fait pour ma mère je pense pouvoir le faire pour d’autre,l’hopital,les maisons de retraites on tellement besoin d’aide ,je suis sophrologue, et j habite a die dans la drome, je suis ok pour rejoindre une équipe merci dan

    Répondre
  13. Emilie

    Infirmière également, je vous remercie de nous faire partager votre façon de travailler et d’aborder la relation soignant-soigné face à la mort. Ce n’est pas toujours évident pour nos collègues d’avoir une réaction adaptée à chaque cas, vous expliquez très bien le fonction idéale d’une équipe ( groupe de parole, débriefing…). Dommage que ce ne soit pas fait dans tous les hôpitaux. Continuez votre rôle de passeur qui me semble un respect et une chance pour vos patients ( J’espère avoir la même chance lorsque ce sera mon tour).

    Répondre
  14. Sylvie

    Bonjour,
    Merci pour votre témoignage qui rejoint ma philosophie de vie, mes sentiments de respect et d’écoute des personnes en fin de vie, et s’accorde avec les actes d’aide et d’accompagnement envers elles.
    Récemment j’ai eu la révélation que passeur est ma mission de vie, j’enquête pour savoir comment je pourrai exercer.
    Pour être passeur, faut-il être obligatoirement aide-soignante ou infirmière? Faut-il un diplôme d’état? Qui « forme » à exercer? Je n’ai pas trouvé « passeur » en tant que métier reconnu. De métier, êtes-vous infirmière spécialisée « passeur », ou infirmière en soins palliatifs?
    Merci de votre réponse,
    Recevez mon respect et ma gratitude.
    Bien cordialement.

    Répondre
    1. Foix

      Bonjour
      Je me reconnais dans vos propos et je n’ai aucune expérience dans le médical.
      Avez vous eu la possibilité de faire une formation ou d’exercer dans ce domaine ?
      Merci pour votre réponse.

      Répondre
  15. Thomas@SoinsMédicaux

    L’accompagnement fin de vie (soins palliatifs) est une discipline reconnue et sanctionnée par un DU. Pour autant, les soignants ne sont pas des robots et même si c’est leur métier, être confrontés à la mort au quotidien est très difficile.

    Répondre
  16. Roland

    Je suis aide soignante en gériatrie depuis 20 ans je souhaite travailler en soins palliatifs dans la région nord pas de Calais faut il faire une formation pour être passeur.

    Répondre
  17. bernier

    Bonjour, je lis votre témoignage et je me reconnais tellement dans vos émotions, vos ressentis et votre phylosophie . J’ai fais l’école A.S pour espérer un jour pouvoir travailler dans un service de soins palliatifs. Aider les patients et leurs famille à vivre ces derniers moments du mieux possible, en étant là comme vous le dites si bien. J’admire votre vie professionnelle et vous envie de pouvoir donner et recevoir autant.

    Répondre
  18. paoli

    Pourquoi ne parlez vous JAMAIS des auxiliaires de vie embauchées en EHPAD bien sûr pas payées comme Sabrina et qui font la même chose ??? bien sûr que tout ce que je lis est réel et je suis confrontée à la même situation en unité Alzheimer fins de vies extremement difficiles alors SVP impliquez aussi dans vos écrits des personnes qui comme moi sont dans l’ombre des AS et des infirmières nous qui sommes leurs yeux nous qui avons des relations etroites avec les familles…pourtant nous sommes pareil vous et moi AUSSI DES PASSEURS alors arretez de nous mettre au placard parce que dans vos propos on croirait que vous etes seuls les passeurs dans l’autre monde et bien ce n’est pas le cas et quand vous faites des grèves il me semble que vous devriez aussi nous impliquer !!!

    Répondre
  19. David MARTIN

    Bonjour Madame Savignac,

    Je viens de lire votre article avec grand intérêt.

    Suite à une reconversion professionnelle, je suis actuellement en cours de formation pour devenir Aide-Soignant. Je viens aussi de découvrir, à ma grande surprise, que l’accompagnement en fin de vie m’a clairement interpellé au cours d’une expérience au moment d’un de mes stages. Aussi, votre article m’a réellement conforté dans cette voie.

    J’aimerai effectuer mon dernier stage de formation dans une unité de soins palliatifs afin de la confirmer. Ainsi, j’aimerai savoir s’il vous serait possible de me dire de quel établissement il s’agit dans votre article.

    En vous remerciant par avance, et dans l’attente de votre retour,

    Je vous souhaite une bonne continuation,

    Cordialement,

    D.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *