Jeunes médecins : 2 sur 3 sont prêts à renoncer à ce métier !

2 commentaires

medecinsVendredi 21 juin, le Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris et l’Institut TNS Sofres, ont dévoilé une étude passionnante… et très instructive : car elle montre que les jeunes médecins ne voient plus du tout l’avenir de la même façon que leurs aînés. Qu’ils soient internes ou déjà chefs de cliniques, spécialistes ou généralistes.

D’abord, autrefois, le médecin choisissait cette carrière en sachant qu’il y aurait des renoncements : horaires sans trop de limites, kilomètres à parcourir, urgences à gérer, imprévus en cascades, responsabilité d’un service et d’une équipe, etc… Désormais, peut-être à cause de la crise qui recentre les individus sur eux-mêmes et incite à profiter de l’instant présent, les jeunes médecins ne sont plus prêts à faire autant de sacrifices. La nouvelle génération refuse de choisir entre vie professionnelle, et vie de famille.

faculte_medecineDe la même façon, autrefois, on s’orientait soit vers le privé, soit vers le public. C’était un choix réfléchi, lié à une certaine philosophie de vie, parfois une volonté carrément politique, dans un sens comme dans l’autre. Le choix de s’occuper des plus démunis ou au contraire, des classes aisées. Le choix de gagner plus ou au contraire, d’avoir la sécurité de l’emploi. Le choix d’avoir des moyens pour la recherche et les équipements, ou au contraire, le choix de travailler pour le plus grand nombre, mais pas forcément dans les conditions idéales. Et bien aujourd’hui, les jeunes médecins veulent plus de porosité entre les secteurs, entre les métiers : ils rêvent de passer du public au privé et du privé au public, plusieurs fois au cours de leur carrière, pourquoi pas, avec un exercice le plus mixte possible.

jeunes_medecinsAutre enseignement lourd de sens : désormais, 66% des jeunes médecins se disent prêts à renoncer à exercer ce métier si leurs conditions de travail ne correspondaient plus à leurs attentes ! Inimaginable il y a quelques années encore, où faire médecine était une vocation, un sacerdoce… qui excluait presque toujours que l’on change de voie en chemin. On savait, en se lançant dans des études difficiles, interminables, sans pitié, où la concurrence serait rude et les laissés pour compte nombreux, que le métier choisi était un métier pour la vie. Pas question d’avoir consacré tant de temps et d’énergie à se faire une place au soleil, pour ensuite jeter l’éponge à la première difficulté venue, ou au moindre sentiment d’inconfort. Des principes manifestement révolus : d’après ce qu’ils en disent, les jeunes médecins ne sont plus aussi opiniâtres puisque deux sur trois songent, pourquoi pas, à une reconversion en cours de carrière.

radiologieDe même, auparavant, les médecins s’installaient là où ils étaient appelés. Nous avons tous connus des familles de médecins, où madame renonçait à travailler pour pouvoir suivre plus facilement son médecin de mari dans ses évolutions de carrière et ses mutations successives, synonymes inévitables de déménagements à répétition. Le toubib était alors comme le militaire, à la disposition de sa discipline, là où elle le conduirait. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : quand on leur demande quelles sont les raisons de leur choix d’installations, les jeunes médecins sont désormais plus nombreux (83%) à répondre qu’ils ont voulu se faire plaisir, ou faire plaisir à leur famille, et qu’ils ont adapté leur métier à ce choix plutôt que l’inverse.

Une petite révolution… qui a peut-être du bon : puisque la qualité de vie et la satisfaction de leur famille redeviennent des priorités pour les jeunes médecins, au-delà des motivations financières et de leurs plans de carrière, peut-être cela permettra-t-il un jour d’inverser la tendance de la désertification médicale en zones rurales… On peut bien rêver, non ?!!!

Résultats de l’étude : http://avenirdelamedecine.fr/

 

2 réflexions au sujet de « Jeunes médecins : 2 sur 3 sont prêts à renoncer à ce métier ! »

  1. BOUBAKRAOUI

    Je comprends tout a fait que les jeunes étudiants, qui veulent s’orienter vers des études de médecine, pèsent les avantages et les inconvénients de cette orientation. Malheureusement, il y a plus d’inconvénients que d’avantages. Pourquoi, certes il y a la crise mais, elle a été voulu par « l’homme », qui a toujours été, et sera toujours , un incontournable insatisfait, de ce qu’il a, est, et surtout de ce qu’il n’a pas. Il ne sais se suffir a lui meme. Mais tant qu’ils y avaient diversent ressourses, celui ci ne trouvait pas drole, de vivre dans la corruption, c’était monnaie courante, donc personne ne trouvait ca incorrect et malhonnete, on se servait. Maintenant la donne a changé, SURPRISE comment ? ON FAIT QUOI ? y a DES GROS TROUS, sauf qu’ils ne sont pas dans le GRUYERE. Ben qu’est ce qu’on fait ? On a trouvé des » SUPERS IDEES » DES RESTRICTIONS : PERSONNELS-MATERIELS-PLUS DE BOULOTS. ON EPLUCHE TOUT A LA LOUPE ECONOMIE- ECONOMIES -PLUS DE BOULOTS. SACRILEGE de PENSER avec ses MAINS. Trop tard, LE REVEIL a déjà SONNE, ya longtemps : mais, ya des personnes qui l’ont entendu a RETARDEMENT. C’est bete. Et le nouveau PLAN il est comment ? C’est QUE de la BOMBE sa va PETER on va aller se TAPER L’INCRUSTE CHEZ LES VOISINS ? FAUT BIEN PRENDRE CHEZ EUX YA PLUS QUE DES MIETTES.

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  2. Céline

    Bonjour!
    Si vous êtes médecin et que vous vous posez des questions sur la suite de votre carrière, que vous envisagez de changer de métier mais ne savez pas comment procéder et si c’est vraiment la bonne voie pour vous, il existe un site qui a pour but de vous aider à retrouver le sens dans ce que vous faites et dessiner l’activité qui vous convient vraiment, en ligne avec vos priorités:
    il s’agit de happydoc.ch.
    C’est un site Suisse, mais tous les textes sont en français et les réflexions sont pertinentes il me semble pour tous les médecins quelque soit leur pays de résidence. Il y a la possibilité de faire des séances de coaching en ligne également.
    Rappelez-vous qu’il n’est jamais trop tard pour faire ce qui vous plait vraiment (en clinique ou ailleurs), et donnez-vous le droit d’être heureux!

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