Médecins, secouristes, soignants de Paris : après les attentats, plus de grève, pas de trêve

5Ils devaient être grévistes : médecins généralistes, spécialistes, chirurgiens, et toutes les autres professions de santé avec eux, ce week-end. Ils devaient manifester, ce lundi 16 novembre 2015. Mais le serment d’Hippocrate a été le plus fort : lorsque, vendredi 13 novembre 2015 au soir, plusieurs attentats simultanés endeuillent Paris, faisant 129 morts et 352 blessés, bilan toujours provisoire à l’heure où nous écrivons ces lignes, les médecins, les urgentistes, les secouristes, les soignants de Paris suspendent immédiatement leur grève et font face, aux côtés des pompiers, au carnage. Comme ils l’avaient fait en janvier 2015 lors de l’attaque de Charlie Hebdo et de l’Hypercasher, ils ont appelé à une mobilisation générale… non plus contre le tiers payant, mais pour tenter de sauver le maximum de vies, malgré l’ampleur et la sauvagerie des attaques.

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FHP : les agents hospitaliers bientôt rémunérés au mérite ?

3Rémunérer ses salariés au mérite : l’idée est loin d’être nouvelle. Mais jusqu’alors, elle était taboue. Tandis qu’aujourd’hui, ça y est, le cap est franchi… Des municipalités, des institutions, des administrations s’y mettent, petit à petit, les politiques en parlent de plus en plus librement, s’y déclarer favorable n’est plus forcément scandaleux, et même, de mieux en mieux vu, y compris par des salariés eux-mêmes, qui y trouvent leur avantage. Ce mardi 10 novembre 2015, dans l’une de ses petites phrases désormais célèbres et qui a, de nouveau, fait le buzz, le ministre de l’économie Emmanuel Macron, a lui-même appelé à une généralisation de ce système de primes, soutenu dans l’après-midi par la Ministre de la Fonction Publique Marylise Lebranchu. Résultat : l’ensemble des employés de la fonction publique, y compris hospitalière, pourraient bientôt voir arriver la mesure dans leur propre univers de travail. Alors : pour ? Ou contre ? Si le sujet n’est plus soumis à l’omerta, il reste évidemment polémique. Et divise, au sein même des syndicats.

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Médicaments contre le rhume ou la toux : les associations de défense des consommateurs tirent la sonnette d’alarme

9Dans les étals des pharmacies, ils figurent en bonne place, en ce moment tout particulièrement : « Actifed Rhume », « Humex Rhume » , « Dolirhume »… Une panoplie utilisable sans ordonnance, mais pas sans précautions : « Par exemple, l’Actifed Rhume contient du paracétamol et de la pseudoéphédrine, ainsi qu’un anti-histaminique », explique Florence Cockempot, pharmacienne en région parisienne. « La pseudoéphédrine est un vasoconstricteur, vous en avez aussi, par exemple, dans le Nurofen Rhume, qui contient également de l’ibuprofène ».

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Médiator : des victimes victorieuses… Mais financièrement flouées

9Il est assis à la table d’un petit bistrot de quartier. Il tremble d’impatience. Son téléphone sonne… C’est son avocat. Au bout de quelques secondes, Michel se lève, fébrile, les yeux écarquillés : il vient d’apprendre la décision du tribunal de Nanterre : les juges ont estimé que les laboratoires Servier ne pouvaient pas ignorer les risques du Médiator… Le tribunal de Nanterre est très clair. Pour la première fois, la justice reconnait la responsabilité civile du fabriquant, c’est une première victoire, 8 ans après la révélation du scandale ! Mais Michel ne savoure pas cette victoire, car son avocat lui indique aussi que les indemnisations attribuées aux victimes sont dérisoires, au regard de leur handicap…. Un goût amer dans la bouche, Michel raconte : « J’ai 72 ans, après 6 années de prise du médiator, j’ai été opéré du cœur, je porte une prothèse cardiaque à vie. Je demandais 847 000 euros, le tribunal m’en accorde 27 000 ». Il se met à pleurer, sa voix chevrote douloureusement. « On a détruit ma vie. C’est ça, le prix de ma vie ? Ils m’ont empoisonné, ils m’ont détruit, ils ont détruit ma famille ! »

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Acné : nouvelles recommandations des dermatologues après les polémiques sur diane 35 et Roaccutane

1Le traitement de l’acné a été sujet à de nombreuses polémiques ces dernières années, entre les effets secondaires des médicaments à base d’isotrétinoïne, type Roaccutane®, qui peuvent générer un mal-être, voire une dépression, et qui est même soupçonné d’avoir poussé certains adolescents au suicide… en passant par les pilules de type diane 35, soupçonnées par l’Agence Nationale du Médicament d’être dangereuse, car elle pourrait présenter des risques de décès, en provoquant des thromboses.

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Grippe : 18 000 morts l’an dernier… les médecins appellent à la vigilance

11On a souvent tendance à l’oublier : le vaccin contre la grippe peut sauver des vies. Depuis ce lundi 12 octobre 2015, les personnes à risque peuvent retirer gratuitement le nouveau vaccin dans les pharmacies. Pour certains, c’est même devenu une habitude : « c’est mon médecin qui me le conseille tous les ans », raconte ainsi un septuagénaire, qui a déjà sorti la doudoune et la casquette. « À mon âge je préfère suivre ses conseils ! ». « L’an dernier, j’ai fait le vaccin mais j’ai quand même eu la grippe ! » explique un autre, 93 ans. « Heureusement que je l’avais fait, quand même, car cela en a bien atténué les effets, je ne sais pas si je m’en serais relevé autrement, car elle était vraiment violente l’an dernier ».

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Hausse du suicide chez les 15-29 ans : que font les professionnels de santé ?

4Dans ce blog, nous avons toujours souhaité pouvoir vous parler de tout, et que vous puissiez, vous aussi, poser toutes les questions qui vous tiennent à cœur, réagir, et trouver, parfois, nous l’espérons, quelques réponses. Nous avons parlé des assistants sexuels, de la drogue, de la maladie, de la mort, de l’euthanasie, du don d’organe, du handicap, de la prostitution, de l’hygiène de vie, du Ramadan… Mais il y a un sujet que nous n’avons pas encore abordé, et qui, globalement, reste extrêmement tabou en France : le suicide des adolescents. Notre choix, cette semaine, c’est donc d’aborder cette question grave et triste, alors qu’il y a exactement un an, l’Organisation Mondiale de la Santé publiait seulement son premier rapport sur le sujet. Preuve, s’il en est encore besoin, que nos sociétés ont un vrai retard sur cette question. Tant au niveau de la prise en charge qu’au niveau du dialogue, des échanges, et des tables rondes pour essayer de trouver des solutions à un problème qui ne cesse de s’aggraver.

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Vaccin Meningitec : un « nouveau scandale sanitaire » qui empoisonne la vie de 240 familles

5Le marathon judiciaire des familles victimes du « meningitec » a commencé : première audience le 22 septembre 2015, prochaine séance le 20 octobre prochain. Cela fait un an exactement que le vaccin a été retiré des ventes en pharmacie, le 26 septembre 2014, après la découverte de lots défectueux. 240 familles espèrent que ce procès leur apportera, sinon consolation, au moins réparation financière. Des dommages et intérêts qu’elles estiment nécessaires aujourd’hui, car les effets secondaires du vaccin défectueux ont bouleversé leur vie.

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Alcool, tabac, obésité : les nouvelles générations mourront plus jeunes que nous !

7Tous les 3 ans, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publie un rapport sur l’état de santé des habitants de l’Union Européenne et des ex pays de l’Union Soviétique. Le dernier cru de cette étude est tombé ce mercredi 23 septembre 2015… et la sentence fait froid dans le dos : alcool, tabac, obésité ont atteint ces trois dernières années des niveaux alarmants. Et l’Europe est en train de rattraper les Etats-Unis, notamment pour les problématiques liées aux jeunes.

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Pénurie de vaccins et médicaments : parents, médecins et pharmaciens en appellent aux laboratoires

17André, pharmacien dans les Hauts-de-Seine, reçoit des commandes chaque jour, pour réapprovisionner ses stocks au fur et à mesure : de grandes caisses vertes, dans lesquelles hélas, de plus en plus de produits manquent à l’appel. Et comme André, tous les pharmaciens de France font le même constat : « Nous avons des produits manquants depuis maintenant plusieurs mois, parfois un an, voire davantage. Exemple : les suppositoires antivomitifs pour enfants, ou des vaccins pour nourissons, et bien d’autres encore ». Le pharmacien nous montre une liste, remplie de noms de médicaments en face desquels le mot « manquant » est inscrit, surligné de jaune fluo. « Vous avez aussi des produits pour la diarrhée, pour parkinson, pour des douleurs neurologiques, etc etc… Pour moi là ça fait vraiment beaucoup, c’est trop, ce sont plusieurs laboratoires différents qui nous font subir de grosses ruptures, qui durent très longtemps dans le temps, et cela devient très difficile à gérer avec des patients qui ne savent plus quoi faire, qui ont besoin de leurs médicaments et qui ne comprennent pas que leur pharmacien ne soit pas en mesure de leur donner ce que les médecins ont prescrit. Parfois je vois des personnes âgées, qui ont du mal à se déplacer, et qui se mettent à pleurer de fatigue et d’énervement parce qu’elles en sont à leur troisième, quatrième, dixième refus dans des pharmacies successives, et elles ont fait des kilomètres et perdu plusieurs heures pour rien. C’est très difficile à vivre, pour les patients évidemment, mais pour les professionnels de santé aussi ».

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