Asthme, allergies respiratoires : quels traitements ? Bientôt un vaccin ?

2Irrigations nasales, aérosols, pulvérisations : chaque matin, pendant le mois d’août, ils ont suivi le même rituel : les deux parents et les deux enfants de la famille Peroy, des Franciliens, passent chaque été 3 semaines dans un établissement de cure thermale dans la Nièvre. Un Institut, spécialisé dans le traitement de l’asthme. Joseph, le fils, mais aussi Henry, le papa, souffrent particulièrement de cette maladie : et ils attendent ce moment libérateur chaque année avec impatience. Ici, pas de produit miracle mais une eau riche en souffre : un anti-inflammatoire naturel qui permet de détendre le tissu des voies respiratoires… Et le bénéfice est réel. Et durable : « Dès que je viens ici je commence à faire moins de crises d’asthme », explique Joseph, 9 ans. « Avant, j’allais beaucoup à l’hôpital à cause de ma maladie. Et depuis que je viens ici, je respire mieux, ça m’aide vraiment ». « Un enfant voit du bénéfice dès la première année », analyse Brigitte Marceau, responsable des voies respiratoires aux thermes de Saint-Honoré-les-Bains. «Tous les parents nous disent bien que dès le premier hiver après la cure, ils utilisent beaucoup moins d’antibiotiques, voire pas du tout ! ». Car l’asthme, est la première maladie chronique des voies respiratoires chez l’enfant, la plus fréquente. Seuls quelques établissements en France se sont spécialisés ainsi dans leur accueil dès le plus jeune âge. Mais pour être prise en charge, ce type de cure, 1500 euros par personne pour 3 semaines, doit être prescrit par un médecin. Un tarif, qui ne comprend ni le transport ni l’hébergement : l’investissement est de taille, et toutes les familles sont loin de pouvoir s’offrir ou offrir à leurs enfants ce type de cure.

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Ostéopathie : des étudiants sans école, à cause d’une réforme controversée de la profession

3Ils sont quelques milliers à ne pas savoir de quoi demain sera fait. Quelques milliers, inscrits dans l’une des 14 écoles privées d’ostéopathie françaises désormais non reconnues. Des milliers, dont l’avenir se jouera désormais devant les tribunaux. Car dans un « souci d’amélioration de la qualité des soins et de la sécurité des patients », le ministère de la Santé a refusé de renouveler l’agrément de près de la moitié des écoles françaises d’ostéo : 14 établissements sur 37, exactement. Si l’intention est louable, le résultat est impitoyable : dans ces 14 écoles, il y a des étudiants, qui ont souvent payé très cher pour leur cursus sur 5 ans, et qui voient brutalement leur futur diplôme devenir soudain caduque. En dernière année, ils sont ainsi quelques centaines, qui devront, s’ils veulent pouvoir exercer leur métier, trouver une place dans l’une des écoles restantes, dont l’agrément a été validé. Dur dur, surtout quand on sait que les frais d’inscription et de scolarité, dans ces écoles, s’élèvent facilement à 8000 euros par an, parfois davantage.

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Rentrée : le malaise des médecins scolaires, de moins en moins nombreux en France

1322 ans maintenant qu’elle sillonne les routes : Christine R. intervient dans les écoles, les collèges, les lycées de tout son département : le Nord. Mais on y manque de médecins scolaires, et Christine a à sa seule charge plus de 8000 élèves. « Cela devient mission impossible, j’ai de plus en plus le sentiment que notre métier n’a plus de sens. Nous n’avons pas le temps de voir tous les élèves, c’est discriminant pour eux, et démotivant pour nous. La profession n’attire plus, plus de 250 postes sont restés vacants cette année alors pour nous, la charge est de plus en plus lourde ».

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Le viagra au féminin : réelle avancée pour ces femmes qui souffrent d’une absence de désir ?

viagraQui sont ces femmes qui souffrent d’une libido en berne ? Un sujet souvent tabou, dont on parle peu, et que les premières concernées préfèrent garder pour elles… Pourtant, elles sont plus nombreuses qu’on ne le croit, et souvent plus jeunes qu’on ne le pense : selon plusieurs études médicales, au moins 40% des femmes non ménopausées présenteraient à différents degrés une hypoactivité sexuelle, ne résultant d’aucun problème biologique, psychologique ou médicamenteux.

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Ces allergies estivales qui nous gâchent les vacances : mieux les comprendre pour mieux les prévenir

6Il y a par exemple l’ambroisie, qui adore le soleil et prolifère au mois d’août… Elle colonise les champs et les bordures de route en ce moment, en particulier dans les régions où il fait très beau et très chaud. Le pollen de cette plante sauvage est extrêmement allergisant : il suffit de seulement 5 petits grains de pollen dans un mètre cube d’air, pour que les premiers symptômes apparaissent ; trachéite, rhinite, asthme, conjonctivite, eczéma ou encore urticaire… et 6 à 12% de la population y est sensible. La plante, est donc placée sous étroite surveillance par les autorités sanitaires. Sur tout le territoire, des capteurs analysent l’air. Toutes les particules aspirées par le capteur, et qui sont les mêmes que celles qui seront respirées par l’être humain dans le même contexte, vont être analysées en laboratoire. Et les résultats sont édifiants : les relevés font apparaître cette année des taux de concentration d’ambroisie tout à fait spectaculaires. Au laboratoire du RNSA, le Réseau National de Surveillance Aérobiologique, on prévient : « on est au niveau maximal en ce moment, et cela va durer encore bien deux semaines à un seuil aussi élevé. L’Aveyron, la Lozère, le Tarn et le Tarn-et-Garonne sont en alerte rouge, c’est-à-dire que le risque allergique y est très élevé. La façade méditerranéenne est aussi concernée, bien sûr. Or, la grosse majorité des vacanciers et des touristes sont dans ces régions en ce moment. Et la plupart ignorent que ces pollens ne peuvent qu’aggraver les symptômes d’allergie chez les personnes les plus sensibles ».  Continuer la lecture

Un système de soins de moins en moins démocratique en France ?

3Frais dentaires, frais d’optique, prothèses auditives… beaucoup de soins sont coûteux, mais peu ou pas remboursés, hélas. Résultat : beaucoup préfèrent se passer de ces soins, faute de moyens. Par exemple, Jérémy, étudiant : « Nous avons beaucoup de frais annexes liés à la scolarité, et cela ne me laisse parfois pas de place pour un budget santé. Je sais que je devrais aller chez le dentiste, je traine une carie depuis un petit moment, mais je ne peux pas ce mois ci, ni le suivant. On verra plus  tard ! ». Monique, retraitée, a elle aussi fait une croix sur ces frais de santé trop onéreux pour son petit budget. Elle en aurait pourtant vraiment besoin : « Il faut aider les gens, il faut aider les retraités. Moi j’ai 75 ans et j’ai une retraite vraiment minable alors que j’ai travaillé pendant plus de 46 ans. Je ne peux pas changer mes lunettes alors que ma vue a baissé, cela fait 2 ans que je ne vois plus grand-chose, et je sais que ça pourrait être corrigé, mais je n’y arrive pas financièrement ». Enfin, Jean-Pierre, chômeur de longue durée, arrive bientôt en fin de droits. Il essaie d’économiser tout ce qu’il peut. Et préfère vivre avec des trous dans la bouche, plutôt que de payer un implant et une couronne : 1800 euros, minimum.

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Chirurgie : ces greffes de plus en plus incroyables qui redonnent espoir

4Il s’appelle Zion Harvey, il a huit ans… originaire de Baltimore, il vivait depuis six ans déjà amputé des deux mains et des deux pieds, à la suite d’une grave infection. Aujourd’hui, il est le plus jeune greffé des deux mains au monde ! Cet exploit, a été présenté ce mercredi 29 juillet 2015 à Philadelphie, aux Etats-Unis. Jamais un être humain si jeune n’avait pu, ainsi, bénéficier d’une double greffe des membres supérieurs. « Quand j’ai eu deux ans, on a du me couper mes mains.  Je voudrais dire aux docteurs merci, pour m’avoir aidé sur cette route difficile », a déclaré le petit garçon d’une voix fluette aux caméras venues de tous les pays du globe. Son opération, a duré au total près de 11 heures. L’équipe médicale, composée de pas moins de quarante personnes, a utilisé des vis et des plaques pour fixer les os. Mais il a ensuite fallu reconnecter les artères et les veines de la main du donneur. Puis les tendons, les muscles, et les nerfs. Le docteur Scott Levin, directeur du programme de greffe de la main à l’Hôpital pour enfants de Philadelphie, n’a pas caché sa satisfaction devant une telle prouesse : « Les mains du donneur de Zion sont parvenues en excellent état, et il reçoit tous les jours des médicaments antirejet. Nous pensons donc qu’il va pouvoir grandir comme un enfant normal ». La maman de Zion, est bouleversée par la réussite de l’opération : « Il est extraordinaire, Zion avait appris à manger, à écrire et même à jouer au babyfoot ou aux jeux vidéo sans ses mains… Mais pour moi c’est une bénédiction, ce qui vient de se passer. C’est un cadeau de Dieu pour mon petit ange », a déclaré Pathie Ray en conférence de presse. Elle devrait pouvoir rentrer chez elle à Baltimore avec son petit garçon, dans quelques semaines.

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Faut-il « laisser partir » Vincent Lambert ? Les médecins plus que jamais divisés sur la question

4L’épouse de Vincent Lambert, puis son neveu, ont été reçus ce mercredi 15 juillet 2015 au CHU de Reims, dans la matinée. Le reste de la famille a été reçu dans l’après midi : à chacun, l’équipe médicale devait donner de nouveaux éléments d’information pour évoquer la nouvelle procédure d’arrêt des traitements prévue, en ce qui concerne Vincent Lambert, mais les clans sont tellement divisés qu’il a été jugé préférable de les recevoir séparément. D’un côté, l’épouse et le neveu de Vincent Lambert, favorables à un arrêt des soins, et qui disent ne plus supporter l’acharnement thérapeutique ; de l’autre, les parents de Vincent, qui refusent obstinément l’idée que l’on puisse cesser de maintenir en vie artificiellement leur fils chéri. Car le 5 juin 2015, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a validé l’avis du Conseil d’Etat français, en parlant « d’obstination déraisonnable au maintien en vie de Vincent Lambert ». Le CHU de Reims doit donc aujourd’hui démontrer à la famille que le patient est incurable.

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Tiers-payant : ce qui change à partir de juillet 2015

12Et voilà, c’est fait ! Depuis le 1er juillet 2015, le tiers payant est entré dans la phase concrète de sa généralisation, prévue pour 2017. Depuis quinze jours déjà, donc, la mesure est étendue aux bénéficiaires de l’Aide à la Complémentaire Santé, l’ACS, une aide pour les personnes modestes. En France, un peu moins d’un million et demi de personnes en bénéficient. C’est peu, mais bien sûr, cela aura suffit à jeter à nouveau de l’huile sur le feu dans le combat qui oppose depuis de longs mois la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et les médecins. Ces derniers ont d’ailleurs appelé à la « désobéissance civile », pour protester contre cette première mise en œuvre de la mesure, début juillet.

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Canicule : les vétérinaires au cœur de l’actualité

7C’est l’une des professions de santé les moins reconnues par le secteur, et pourtant : leur rôle est primordial, notamment en ces périodes de canicule, durant lesquelles ils interviennent assidûment auprès des animaux, qui souffrent eux aussi tout particulièrement de la chaleur. Car les bêtes sont encore plus sensibles aux changements de températures que les humains, et depuis le début de la canicule en France, les cliniques vétérinaires sont prises d’assaut. L’occasion pour nous de zoomer sur ce métier, en tête des professions préférées des Français selon un sondage CSA, un classement ex aequo avec… les médecins.

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