Compléments alimentaires : attention, ils ne vous veulent pas que du bien !

rayonsAvec la fatigue de l’automne, le réflexe peut être la consommation excessive de compléments alimentaires. La tentation est forte pour tous les complexés, du cheveu, de la peau ou du tonus ! Un adulte sur cinq et un enfant sur dix consomment au moins une fois dans l’année ces compliments alimentaires. Nous nous sommes donc rendus dans une pharmacie, pour poser la question aux principaux intéressés : les clients ! « Je prends pour la fatigue, pour la peau, et pour les nerfs ! »  avoue une dame, la cinquantaine. « Je le sens surtout quand je ne les prends pas ! », confesse à son tour une jeune étudiante. « Au bout d’un moment, je me sens patraque, je ne dors pas très bien, et je me dis tiens, il est temps de reprendre ma cure de magnésium ! ». « Moi, je fais ma petite cure avant l’hiver », rit Elisabeth, une sexagénaire tonique à la chevelure rousse flamboyante, intarissable sur sa « drogue » : des pastilles effervescentes pour être en forme, sorte de cocktail explosif à base de moult vitamines, de la C à la E en passant par la D, de magnésium et autres minéraux, de spiruline et oligoéléments, d’oméga 3 et ainsi de suite. « Moi, je veux perdre du poids, et en finir avec mes infections urinaires. Je pense que c’est efficace quand même, peut-être pas à 100%, mais efficace. Je complète avec du sport », raconte encore une autre cliente, soucieuse de garder la forme avec des produits naturels, et séduite par les belles promesses affichées sur l’emballage des boîtes exposées dans le présentoir, à la caisse.

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Les Français abusent-ils des congés maladie ?

arretNotre pays serait-il champion d’Europe des arrêts de travail ? La réponse est non : nous arrivons bien après certains de nos voisins, la palme revenant aux Belges, aux Danois, aux Irlandais et aux Anglais, contrairement aux idées reçues qui ont tendance à faire de nous des profiteurs peu scrupuleux, des arnaqueurs du système et des rois de l’hypocondrie ! Beaucoup attribuent même le trou de la sécurité sociale française aux arrêts de travail abusifs… en réalité, dans les chiffres, nous sommes plutôt dans la catégorie des honnêtes travailleurs, et notre conscience professionnelle n’est pas si nulle qu’on le croit ! Ce qui est vrai en revanche, c’est que ces dernières années, la moyenne du nombre de jours d’arrêt de travail posés par les actifs en France a sensiblement augmenté.

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La colère des pharmaciens

pharmacieOuvrir les professions réglementées à la concurrence afin de faire baisser les prix ? C’est le projet du nouveau ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Parmi les secteurs ciblés par cette future mesure, évidemment, la pharmacie : le projet de loi pourrait notamment permettre aux parapharmacies et aux grandes surfaces de vendre tous les médicaments sans ordonnance, en vente libre donc, et aux prix qu’elles auront déterminé, c’est-à-dire le plus souvent avec une politique de prix cassés… Voilà qui a mis le feu aux poudres, et déterminé une grande majorité des 50 000 pharmaciens titulaires et adjoints de France à faire grève, ce mardi 30 septembre 2014.

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Infertilité : le parcours du combattant de tous ces couples en mal d’enfant

fecondationIl y a ces millions de familles heureuses, dans lesquelles les parents, comblés, ont donné naissance à un, deux, quatre, voire davantage d’enfants. Et puis il y a ces couples, souvent oubliés, dont on parle peu, et qui pourtant, vivent une intense souffrance intérieure, au quotidien : celle de ne pas réussir à concevoir un bébé. Pourtant, ces hommes et ces femmes vivent une épreuve d’une rare violence, parce qu’elle dure souvent longtemps, parce qu’elle est faite d’espoirs tant de fois déçus, parce qu’elle impose une soumission parfois barbare aux instruments de la science, parce qu’elle mine le couple et parfois le détruit.

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Rentrée universitaire et filières santé : le burn out des étudiants

etudiantAvez-vous déjà essayé de taper « burn out étudiants » dans un moteur de recherche ? Ce que la machine vous propose en premier, c’est le « burn out des étudiants infirmiers » et le « burn out des étudiants en médecine ». Simple coïncidence ? Pas forcément : car ce sont, incontestablement, des filières estudiantines où l’on souffre, toutes les études le disent. Et si ce n’est pas nouveau, notamment parce que ce sont des filières où la sélection est drastique et impitoyable, mais aussi où les stages pratiques confrontent parfois les élèves à une réalité qu’ils n’imaginaient pas si dure, on peut en revanche affirmer que cela s’aggrave : l’actualité nous en a proposé un nouveau révélateur il y a quelques jours à peine, avec ce décès d’un patient, au sein du service d’oncologie de l’Institut Bergonié à Bordeaux, suite à l’injection par erreur d’un produit médicamenteux par une étudiante infirmière.

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Ebola : le feu sacré des soignants de l’humanitaire

humanitaireMédecins sans Frontières a dressé aux alentours de Monrovia, la capitale du Libéria, le plus grand de tous les centres de traitement que l’association a jamais eu à installer. Du jamais vu dans la lutte contre une épidémie mortelle. Sur les 2000 victimes du virus à ce jour, la moitié sont mortes au Libéria. La contagion est extrême, et le nombre de malades est tel que malgré sa vaste surface, le centre de MSF n’est plus assez grand pour accueillir tout le monde, et doit refuser les nouveaux arrivants qui restent cantonnés aux extérieurs du camp. Un drame pour les soignants, sur place. Mais ils n’ont pas le choix, s’ils veulent éviter de faire courir trop de risques au personnel médical : plus de 150 professionnels de santé ont été infectés depuis le début de l’épidémie dans ce pays d’Afrique, la moitié sont morts.

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Nouveaux rythmes scolaires : qu’en pensent les professionnels de santé ?

classeC’est LA question qui préoccupe parents et enseignants, en cette rentrée scolaire qui voit appliquer partout la nouvelle réforme de l’éducation nationale, imposant notamment de nouveau rythmes pour les enfants : cinq matinées travaillées obligatoires, donc le mercredi ou le samedi matin, des pauses méridiennes allongées, avec des activités de divertissement ou de loisirs, début des cours souvent plus tard et sortie de l’école anticipée…. Nombreux sont les détracteurs de ces changements, qui changent du tout au tout l’organisation des familles, ou celle des enseignants dans leur classe. Pour autant, les premiers concernés restent les enfants, à qui finalement, personne n’a laissé le choix… Alors, que pensent les médecins, chrono-biologistes et autres spécialistes de la santé de l’enfant de ces modifications importantes dans le rituel hebdomadaire de nos petits ? Même là, difficile de trouver un consensus…

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Cigarette électronique : le débat sans fin

vapoteurDans un document publié ce mardi 26 août 2014, l’Organisation Mondiale de la santé vient de jeter un nouveau pavé dans la mare : elle recommande l’interdiction de l’e-cigarette aux mineurs, car elle juge que son utilisation pose « de graves problèmes pour leur santé ». Autre postulat de l’OMS : la cigarette électronique est également dangereuse pour les fœtus et doit être déconseillée aux femmes enceintes. En bref et pour conclure, l’organisme préconise d’interdire purement et simplement l’utilisation de cet outil de sevrage du tabac dans les lieux publics.

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Santé : quelles maladies professionnelles et quoi faire ?

maladie_profC’est une très ancienne loi, datant, de 1919, qui régit les maladies professionnelles. Mais, même si elle a bientôt un siècle, cette législation est assez souple et évolutive : en effet, elle fonctionne selon un système de « tableaux » de maladies professionnelles par secteur reconnues par le Code de la sécurité Sociale. Et ces tableaux sont régulièrement mis à jour en fonction de l’évolution des techniques utilisées dans les métiers, et des progrès de la médecine.

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Cancer du sein : toutes ces femmes qui luttent dans l’ombre

cancerC’est devenu l’un des cancers les plus « banalisés » dans la société actuelle, de ceux dont on pense qu’ils ne sont finalement « pas si graves », que la malade va « forcément s’en sortir » car « aujourd’hui tout le monde en guérit ». Ces phrases là, toutes les femmes ou presque qui ont souffert d’un cancer du sein les ont déjà entendues. « Il y a même une amie qui m’a dit, pensant bien faire, que j’avais de la chance car c’était un des cancers dont le traitement faisait le moins perdre ses cheveux ! », se souvient Catherine, 57 ans, institutrice, en rémission d’un cancer du sein survenu il y a quatre ans. « Les gens ne se rendent pas compte… un cancer du sein est un cancer. Point final. »

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