Archives par étiquette : Euthanasie

Etat végétatif, fin de vie, soins palliatifs : quand la médecine et les parents s’opposent

Il y a un mois, le 5 janvier 2018, le Conseil d’Etat a confirmé l’arrêt des traitements pour cesser de maintenir artificiellement en vie une collégienne de 14 ans, en état de mort cérébrale depuis 6 mois. Ce faisant, la haute juridiction a donné raison aux médecins, qui demandaient cette interruption des soins, contre l’avis du père et de la mère de la jeune patiente. Ces derniers avaient déposé le recours devant le Conseil d’Etat une première décision du Tribunal de Nancy, qui allait déjà dans le sens de l’équipe soignante. « Effondrés », selon les termes employés par leur avocats, les parents ont pris la décision de déposer un nouveau recours, cette fois-ci devant la Cour européenne des Droits de l’Homme… une forme d’appel qui n’est pas suspensive, c’est-à-dire qu’en théorie, l’équipe de médecins réanimateurs du CHU de Nancy où est hospitalisée l’enfant, pourraient suspendre les soins dès maintenant. Mais face au désarroi et à la douleur de la famille, ils ont indiqué qu’ils préféraient attendre le verdict de la CEDH.

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Vincent Lambert, le feuilleton se poursuit : retour sur 8 ans de procédure

17Son épouse, Rachel, vient d’être désignée tutrice de Vincent Lambert. Elle est favorable à l’arrêt des soins sur son mari, dans un état végétatif. Mais les parents de Vincent refusent catégoriquement l’euthanasie passive et ont à nouveau fait appel de cette décision. Sur son lit d’hôpital depuis 8 ans, Vincent, qui se disait favorable à l’euthanasie passive avant son accident, n’en finit plus d’attendre que son sort soit définitivement fixé. Pour mieux comprendre, retour sur un feuilleton judiciaire qui ne parvient pas à trouver un épilogue.

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Faut-il « laisser partir » Vincent Lambert ? Les médecins plus que jamais divisés sur la question

4L’épouse de Vincent Lambert, puis son neveu, ont été reçus ce mercredi 15 juillet 2015 au CHU de Reims, dans la matinée. Le reste de la famille a été reçu dans l’après midi : à chacun, l’équipe médicale devait donner de nouveaux éléments d’information pour évoquer la nouvelle procédure d’arrêt des traitements prévue, en ce qui concerne Vincent Lambert, mais les clans sont tellement divisés qu’il a été jugé préférable de les recevoir séparément. D’un côté, l’épouse et le neveu de Vincent Lambert, favorables à un arrêt des soins, et qui disent ne plus supporter l’acharnement thérapeutique ; de l’autre, les parents de Vincent, qui refusent obstinément l’idée que l’on puisse cesser de maintenir en vie artificiellement leur fils chéri. Car le 5 juin 2015, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a validé l’avis du Conseil d’Etat français, en parlant « d’obstination déraisonnable au maintien en vie de Vincent Lambert ». Le CHU de Reims doit donc aujourd’hui démontrer à la famille que le patient est incurable.

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Fin de vie : un « sommeil profond et définitif », oui, mais pas d’euthanasie

euthanasie83 députés se sont abstenus. Et seules 34 petites voix se sont élevées contre : ce mardi 17 mars 2015, à l’Assemblée Nationale, le vote a donc été massivement positif (436 voix) en faveur de la proposition de loi des députés Alain Claeys (PS) et Jean Léonetti (UMP). Une disposition législative nouvelle, qui permettra donc à « toute personne majeure et capable de faire connaître les souhaits, relatifs à sa fin de vie, pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté », de faire le choix d’être « endormie ».

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Pour ou contre l’euthanasie : le grand débat

familleC’est le collectif « Se soigner dans la dignité » qui vient de remettre le débat de l’euthanasie sur la table : se disant « apolitique et aconfessionnelle », cette association d’étudiants en médecine se mobilise contre l’euthanasie et s’organise dans toutes les facultés de France pour se faire la porte-parole de la loi Leonetti sur la fin de vie. Ces étudiants estiment en effet que ce n’est pas conforme au serment d’Hippocrate que d’être à la fois « la main qui soigne et la main qui tue ». Au total, 1200 personnes forment aujourd’hui ce collectif pourtant à peine né, créé fin avril 2014.

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